Une perspective actuelle ? Après l’affaire des « chemises » d’Air France, Valls racontait à qui voulait l’entendre que la combativité ouvrière était au plus bas et nous étions très loin d’une explosion générale. Pourtant, la mobilisation contre la loi Travail du printemps dernier a concrétisé le réveil d’une combativité collective des jeunes et des travailleurs...
Une orientation militante : l'exemple du mouvement du printemps 2016 Une fois que la poussière est retombée, il est facile de dire qu’il était impossible que le mouvement du printemps dernier débouche sur une grève générale. Pour nous, le mot d’ordre de grève générale n’est pas seulement valable au moment où l’on est au bord de la convergence entre plusieurs gros bastions ouvriers déjà en grève reconductible.
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D’Alep à Mossoul, stop aux interventions impérialistes !
Ouverture des frontières et régularisation de tous les sans-papiers ! D’alliances en rivalités, ce sont toujours les populations qui payent le prix fort !
Depuis plusieurs jours, l’offensive guerrière de la coalition internationale contre les troupes de Daesh à Mossoul a franchi un nouveau cap. Ainsi les milices chiites Hachd al-Chaabi soutenues par l’Iran ont fait leur irruption. Ce bras armé du régime iranien en Irak procède à des massacres lors d’opérations de reconquête de territoires comme ce fut le cas à Fallouja en juin dernier. La Turquie d'Erdogan voit d’un mauvais oeil l’arrivée de ces milices dans le secteur et le gouvernement kurde de Barzani fait quant à lui pression pour qu’elles n'entrent pas dans Mossoul et se contentent de prendre les villages au sud ouest de la ville.
Et pour couronner cet attelage, on apprend que le chef suprême de ces milices est classé parmi « les terroristes » par le gouvernement américain depuis 2009 ! Mais peu importe l’étiquette. Dans la bataille de Mossoul, les grandes puissances, États-Unis en tête, ne sont pas regardant : l’objectif est de vaincre Daesh et ses « terroristes » du moment, quitte à s’appuyer sur les « terroristes » d’hier. Le rôle de ces groupes chiites est de couper la route de la retraite des troupes de Daesh vers leur fief de Raqqa en Syrie. Le prix à payer de cette reconquête pour les habitants de la ville et de ses alentours s'annonce d'ores et déjà catastrophique.
Deux conflits étroitement liés, des crimes en masse à l’arrivée
Les forces coalisées contre Daesh annoncent qu'elles ont tué près de 900 de ses combattants sur les 7000 qui contrôlent la région de Mossoul. Les soldats de l'Etat Islamique ont kidnappé 8000 personnes lors de leur retraite d'un des villages à l'est de la ville pour s'en servir comme bouclier humain et en ont massacré 250 autres. Plus de 17 000 personnes ont déjà fuit la zone des combats. 3,3 millions de personnes vivent déjà dans des camps de réfugiés dans le pays. Certains déplacés irakiens prennent la direction de la frontière syrienne et doivent parcourir la zone désertique de Rajm Al-Saliba avant de l'atteindre, avant d'être longuement fouillés et examinés par les combattants de l'Armée Syrienne Libre qui contrôlent la frontière dans la région d'Alep et qui craignent les infiltrations de combattants de Daesh.
Les bombardements effectués tout au long de la même semaine par l'aviation russe contre la partie est d'Alep qui continue à échapper au contrôle du dictateur Assad a fait plusieurs dizaines de morts parmi des enfants sur les bancs de l'école. Les populations des deux côtés de la frontières irako-syrienne sont depuis près de trois décennies les victimes des jeux des grandes puissances (dont la France de Hollande) pour la sauvegarde de leurs intérêts économiques et militaires.
C’est pas les migrants qui sont de trop, c’est ce gouvernement au service du capital
Ce sont bien tous ces conflits armés, ces dictatures soutenues voire mises en place par les impérialistes européens et états-uniens qui jettent sur les routes des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants. Et pour toute réponse, ils n’auront trouvé en guise d’accueil en Europe que les murs des frontières, les camps et les violence policières. Après Calais, c’est à Paris que les camps sont saccagés et les migrants contrôlés, fouillés comme des voyous.
Alors oui décidément, que l’on soit migrant-e chassé par la guerre et la misère, jeune de quartier populaire victime de contrôle incessants au faciès, syndicaliste réprimé pour son action, travailleuses et travailleurs licenciés comme des malpropres, lycéen-ne-s, étudiant-e-s, nous appartenons toutes et tous au même camp social, nous avons toutes et tous intérêt à continuer le combat, ensemble, contre ce gouvernement et le monde capitaliste qu’il défend !
> Entretien avec Armelle Pertus, professeure des écoles à Gennevilliers et porte-parole du NPA. La conférence nationale (CN) du NPA ...
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A&R n° 24
Octobre-novembre 2016 | 3 €
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D'où vient l'idée de la grève générale comme stratégie révolutionnaire ? En 1906, Rosa Luxemburg présenta la grève générale comme la forme de lutte la plus moderne pour le prolétariat, celle qu’il allait devoir mettre en œuvre à l’avenir pour conquérir le pouvoir politique. Les événements politiques d’un XXe siècle où la grève générale a pris toute sa place lui ont donné raison. Gageons qu’il en sera de même au XXIe siècle.
Une hypothèse stratégique centrale Si nous lui consacrons ce dossier, c’est bien pour reconsidérer la grève générale en tant qu’hypothèse stratégique centrale pour la rupture révolutionnaire et la prise du pouvoir par notre camp social. Lors d’un mouvement de grève qui se généralise, la classe ouvrière est en effet capable, en paralysant la production, de rappeler que ce sont bien les travailleurs qui produisent les richesses et qui font « tourner » cette société.
Bulletin NPA "La vie des travailleurs" Mulhouse (PSA, Behr France, Faurecia, THK) - 10/03/14
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