Sept
candidats se disputent pour savoir qui représentera la droite et le
centre en avril prochain... et dirigera les mauvais coups contre les
travailleurs et les travailleuses dans les cinq ans suivants.
De
gauche à droite : des sales coups en perspective !
Si
chacun prétend incarner un programme ou une vision différente, tous
s'accordent sur de nombreuses idées : il faudrait allonger le
temps de travail hebdomadaire et augmenter l'âge de départ à la
retraite, accroître la précarité et faciliter les licenciements,
démanteler ce qu'il reste de services publics et continuer de
supprimer des postes dans la fonction publique…
Quelle
absurdité ! Et quel cynisme ! Des millions de travailleurs
et de travailleuses sont privés d'emploi, les jeunes galèrent pour
décrocher un premier boulot stable pendant que les plus âgés se
font jeter comme des kleenex… Cette semaine encore, le groupe PSA a
annoncé 2000 suppressions de postes, alors qu'il fait des
bénéfices !
Cinq
ans de gouvernement du Parti socialiste nous ont montré, s'il le
fallait, que nous n'avions rien à attendre de la future « primaire
de la gauche ». De Hollande à Valls, en passant par Montebourg
ou Macron, tous ont appliqué et soutenu ces politiques violemment en
faveur des grands patrons, des riches et des puissants.
Les
soi-disant « frondeurs » ont laissé passer la loi
Travail. Quand il a été ministre, Montebourg n'a rien proposé
contre les licenciements. Il s'est contenté de faire culpabiliser
les classes populaires qui n'ont pas les moyens de « consommer
français ». Comme si les responsables du chômage étaient les
salariés des autres pays et pas nos patrons bien français !
L'extrême
droite : un poison contre les classes populaires
Avec
ce poison nationaliste, il fait le jeu des xénophobes de tout poil.
Marine Le Pen n'en demandait pas tant ! Si les sondages
l'annoncent qualifiée au second tour de la présidentielle, c'est
bien parce que les classes populaires n'en peuvent plus de
l'alternance entre une droite et une gauche qui portent chaque fois
des coups plus durs.
Mais
en nous divisant entre travailleurs et travailleuses français et
immigrés, en nous faisant croire que tous les « Français »
auraient les mêmes intérêts, qu'ils soient patrons ou ouvriers,
millionnaires ou SDF, le programme du Front national ne fait
qu'affaiblir nos résistances.
Ne
comptons que sur nous-mêmes !
Contre
le chômage, il faut faire ce qu'aucun de ces bourgeois ne propose :
partager le temps de travail jusqu'à ce que tout le monde ait un
emploi, interdire les licenciements sous peine de réquisition des
entreprises, nationaliser les grands secteurs (énergie,
télécommunications, transports…), pour garantir un service public
de qualité, sous contrôle de ceux et celles qui y travaillent ou en
sont usagers. Il faut embaucher massivement dans la santé,
l'éducation, les transports… Pour augmenter les salaires, l'argent
est là : dans les milliards de profits réalisés par les
entreprises et dans les juteux dividendes versés aux actionnaires.
Pour
mener cette politique, il se faudra pas confier le pouvoir à de
« bons » politiciens. Il ne faudra compter que sur nos
armes : nos luttes, nos grèves, nos manifestations.
L'État
est un instrument aux mains des capitalistes, pour écraser les
révoltes dans les boites, dans la rue, dans les quartiers
populaires. La condamnation à la prison ferme de huit ouvriers de
Goodyear, multinationale qui réalise des bénéfices colossaux mais
a choisi de fermer son usine d'Amiens en 2014, l'a encore prouvé.
Leur procès en appel, les 19 et 20 octobre, est l'occasion pour les
militants et militantes qui refusent cette injustice de se
rassembler, de faire converger leurs luttes et leurs colères.
C'est
avec elles que, par le passé, les travailleurs et les travailleuses
ont obtenu des droits.
C'est
ce que le NPA propose d'exprimer avec la candidature de Philippe
Poutou : non pas un politicien professionnel venant faire des
promesses à la télévision, mais un ouvrier de l'automobile, un
syndicaliste qui se bat au quotidien pour ses conditions de travail
et celles de ses collègues. Voter pour cette candidature, c'est
montrer que les classes populaires peuvent se représenter
elles-mêmes.
Laissons
donc les bourgeois choisir entre eux leurs candidats, et
préparons-nous à résister, aussi bien avant et pendant qu'après
les élections !

