Après le 15 septembre, la lutte continue !
Plus
de 170 000 personnes ont de nouveau défilé jeudi 15 septembre
contre la loi Travail, adoptée en août après un nouveau passage en
force du gouvernement. L'été n'est clairement pas venu à bout de
la détermination de dizaines de milliers de jeunes, de travailleurs
et de travailleuses, toujours aussi révoltés par l'ignominie de ce
gouvernement PS-MEDEF. Nous sommes toujours une large majorité dans
le pays à refuser la loi El Khomri et son monde d'injustice et de
reculs sociaux.
Les
matraques et la prison pour toute réponse
Le
gouvernement a depuis longtemps renoncé à toute prétention
démocratique. C'est à coup de « 49-3 » qu'il a fini par imposer
sa loi (avec le soutien passif des soi-disant « frondeurs » du PS
et la bénédiction de la droite). C'est dans le cadre d'un état
d'urgence sans cesse renouvelé qu'il a interdit des manifestations
en juin dernier et qu'il s'acharne toujours contre les militants et
militantes qui s'opposent à lui.
Depuis
le début de la mobilisation, en mars dernier, plus d'une trentaine
de syndicalistes et manifestants ont été condamnés à de la prison
ferme. Et jeudi dernier, un travailleur hospitalier syndicaliste de
SUD a perdu l'usage d'un oeil suite à un tir de grenade par la
police !
Le
message du gouvernement est sans ambiguïté : pour les patrons et
les puissants, les milliards et la liberté totale pour exploiter et
virer les salariés. Pour ceux et celles qui osent relever la tête,
se révolter, tenter de mettre en échec cette politique, une
répression brutale et féroce.
Relaxe
pour les Goodyear !
En
2013, le géant du pneu Goodyear a licencié 1143 ouvriers de l'usine
d'Amiens. Depuis, seuls 120 d'entre eux ont retrouvé un emploi en
CDI, alors que trois se sont suicidés. Le gouvernement et la justice
ont-ils décidé de punir les responsables ? D'arrêter les patrons
et les actionnaires qui n'hésitent pas à détruire ainsi des vies ?
Au
contraire ! Ce sont huit syndicalistes qui ont été condamnés à de
la prison ferme pour une prétendue « séquestration » de cadres
(alors même que les cadres en question ont retiré leur plainte !).
Le 19 octobre s'ouvrira leur procès en appel. Une grande
mobilisation aura lieu à Amiens les 19 et 20 octobre. Tous ceux et
celles qui refusent les mauvais coups et l'injustice sociale doivent
y être pour exiger que les ouvriers soient relaxés. Se battre pour
défendre son emploi et son avenir, ce n'est certainement pas un
crime : c'est un droit plus que légitime !
Toutes
et tous à Amiens !
Aux
côtés des Goodyear se retrouveront les autres travailleurs et
travailleuses aujourd'hui menacés de licenciement. Ils sont 5000
chez SFR (avec un risque de disparition de 1000 autres emplois chez
les sous-traitants), 480 chez Alstom, 230 chez Philips, 750 chez
Intel, 600 chez Servier, 500 chez HSBC, 400 chez Airbus... Et encore
des centaines, voire des milliers ailleurs.
Ce
monde dans lequel les salariés peuvent se faire jeter comme de
vulgaires kleenex après avoir été exploités des années durant,
c'est le monde rêvé du MEDEF, d'El Khomri, de Valls, de Hollande,
de leur ancien ami Macron, de Juppé et Sarkozy, de Le Pen et du
FN...
Leur
cauchemar, ce serait une victoire en justice des travailleurs de
Goodyear et la convergence de toutes les luttes. À nous de le
transformer en réalité !
