Après plus de 100 jours de grève des postiers des Hauts-de-Seine,
quatre syndicalistes sont placés en garde à vue !
Stop à la criminalisation du mouvement social ! Arrêt des poursuites !Mercredi 21 mai, quatre syndicalistes et grévistes ont été placés en garde à vue. La répression qui s'abat sur eux est basée sur un tissu de mensonges de la part de la direction de la Poste et ne vise qu'à briser leur mobilisation qui dure depuis plus de 100 maintenant !
Une
grève contre la précarité et contre les suppressions d’emplois
La grève est partie de Rueil pour
exiger la titularisation en CDI d'une salariée précaire, mise à la
porte à la fin de son contrat. La Poste est championne de cette
pratique qui consiste à embaucher des « emplois d’avenir »,
« contrats uniques d’insertion » et autres emplois
aidés pour toucher des subventions... puis à mettre sur le carreau
ces salarié-e-s pour en embaucher d’autres et ramasser de
nouvelles aides publiques. Sur les 627 millions de bénéfices de La
Poste, 293 proviennent du Crédit Impôt Compétitivité Emploi
généreusement accordé par l’Etat.
La grève remet en cause le droit
des patrons à prendre et à jeter les travailleurs et les
travailleuses à leur guise. Un enjeu qui dépasse largement le
niveau local alors que la plupart des bureaux connaissent aujourd’hui
des « réorganisations » tous les deux ans.
Tous
ensemble !
La grève regroupe depuis début
février des facteurs de plusieurs centres. En février et mars, elle
a également impliqué des postiers d’autres métiers (guichetiers
de Rueil, Plate-forme colis de Gennevilliers). Ces dernières
semaines, les grévistes se sont adressés à leurs collègues
facteurs de Paris, où ils ont été favorablement accueillis, en
particulier dans les bureaux visés également par des
restructurations. Ils mènent également des actions communes avec
les intermittents du spectacle et précaires, qui sont attaqués par
le MEDEF et le gouvernement. Oui, il est possible de regrouper
les secteurs qui se battent contre l'austérité et contre le
gouvernement !
Non
à la répression !
Après avoir refusé la discussion
avec les grévistes pendant deux mois, La Poste mise maintenant sur
la répression pour défaire le mouvement.
Sept militants du 92 sont menacés
de licenciement, ainsi que quatre militants de Paris qui se sont
solidarisés de la grève. Ce qui est nouveau et qui indique une
implication directe de l’Etat dans la tentative d’écraser les
grévistes, c’est le placement en garde à vue de quatre des cinq
postiers grévistes des Hauts-de-Seine convoqués le mercredi 21 mai
à la brigade de la Sûreté territoriale de Paris et ce malgré un
rassemblement de soutien de plusieurs centaines de personnes. Une
fois plus, le gouvernement Hollande-Valls montrent leur engagement
aux côtés du patronat et de la répression. Un pas supplémentaire
est encore franchit dans la criminalisation des mouvements sociaux.
Face à une lutte qui remet en
cause la précarité et les suppressions d’emplois, la Poste et
l’État s’apprêtent à frapper un grand coup. Ne les laissons
pas faire ! Cette lutte, c’est celle de tous les salariés de
la Poste et au-delà ! Mobilisons-nous pour demander
l'arrêt immédiat de toutes les poursuites contre les syndicalistes
et organisons la solidarité avec les grévistes des Hauts-de-Seine
pour la victoire de la grève !
Pour aider les grévistes :
Une pétition a été mise en
ligne
(http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/sud-poste-92-apr%C3%A8s-trois-mois-de-gr%C3%A8ve-soutenons-les-postiers-du-92).
Soutien financier :
envoyez vos chèques à l’ordre de SUD Poste 92, 51 rue Jean Bonal,
92250 La Garenne-Colombes (avec la mention « solidarité
grévistes » au dos du chèque)
